Repas de rentrée à Bages
Agneaux Al Asador
Le dimanche matin au réveil, le premier geste fut de regarder le ciel : oh joie, le ciel était bleu et il le resta jusqu’au milieu de l’après-midi.
L’arrivée à Bages est joyeuse, tout le monde est heureux de se revoir après les vacances.
Nous allons voir où sont les agneaux. Hugo nous explique que depuis 8 heures du matin, ils cuisent auprès d’un feu sur leurs broches spécialement fabriquées pour l’occasion. Ouverts en croix, ils sont tout d’abord saisis côté peau, puis retournés et cuits doucement ce qui permet à la viande de confire. Un petit voyage dans l’espace et nous voici au bord des pampas argentines avec les gauchos qui ont inventé cette cuisson. Les gauchos étaient des indiens qui cuisaient les bêtes de cette façon, ils les mettaient à cuire avant d’aller surveiller les troupeaux, les déplacer et les soigner. Quand ils revenaient à l’heure du repas, ils sortaient les couteaux et le pain et ils mangeaient une viande fondante et gouteuse. Pour faire couleur locale, c’étaient les agneaux de Pauillac qui cuisaient et non des quartiers de bœufs, les agneaux élevés dans la Bergerie des Grands crus qui jouxte le hameau de Bages.
Peu à peu tous les convives arrivent et s’installent dans la salle où nous attendent les amuse-bouche :
jambon fumé et rillettes de canard, accompagnés d’un vin blanc argentin Torontes de Las Higueras 2005, aux arômes floraux prononcés et harmonieux en bouche ; à l’aveugle on pourrait penser à une roussanne de belle facture.
Puis ce sont les traditionnels empanadas à la viande délicatement épicée
Et l’agneau tant attendu avec des haricots rouges cuits en cocotte de patates douces, fondants, légèrement sucrés, un plat typiquement argentin dont nous nous régalons.
Le Lurton Malbec argentin accompagne ce plat.
C’est ensuite le pudding de raisins et d’orange, délicieux, les assiettes vides en sont la preuve.
On croit que c’est fini, mais pas du tout pour accompagner le café Hugo nous avait préparé des petites Tatin aux figues, on s’en lèche encore les lèvres.
Comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous nous séparons et reprenons nos voitures, la pluie nous attendait à Bordeaux.
Une dernière photo pour voir encore comme c’était beau et bon.
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